Mon volontariat au Pérou

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Pendant un mois, j’ai travaillé en tant que volontaire dans une école de Cusco.

J’assistais la maîtresse dans les activités des enfants âgés entre 3 et 4 ans.

En général, j’arrivais à 8h30, et pendant 30 min, en attendant l’arrivée de tous les élèves, nous faisions des jeux, ou je leur enseignais la Géographie ou encore l’Anglais.

La classe se trouvait dans une cour fermée et faisait partie du logement d’une famille qui vivait là. Dans la cour, la mère de famille étendait son linge au dessus de nos têtes. A l’intérieur de la classe, quelques tables, des chaises, cependant, pas de lumière, juste des fenêtres pour nous éclairer un minimum.

La journée commençait par la date du jour. Puis une histoire, que je leur lisais régulièrement. Ensuite, la maîtresse faisait son cours – Apprendre à compter, écrire, etc. – puis nous terminions par une activité – dessin ou travaux pratiques –

Le goûter

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La récré

Après avoir pris leur goûter dans la cour, les enfants jouent pendant 30 min. Les moyens étant limités, nous leur fabriquions de quoi jouer avec les moyens du bord : Un matelas en guise de trampoline, des cerceaux, un portique avec des palettes, etc.

S’il faisait beau temps, nous les laissions jouer dehors jusqu’à l’arrivée de leurs parents à midi.

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Une leçon de vie

Cette expérience a été unique. J’ai été au contact de ces enfants, qui n’ont pas la chance d’être Européens. La plupart d’entre eux n’iront pas à l’école longtemps. Ils iront aider leurs parents dès qu’ils en seront capables et certains ne sauront ni lire ni écrire.

Cette école n’était pas si mal puisqu’il y avait un accès à l’eau – non potable évidemment – , ce qui n’est pas toujours le cas.  Les enfants avaient de nombreux jeux, des crayons, des cahiers. A cet âge-là, ils ne se rendent pas compte, ils croquent la vie à pleine dents et ne sont que joie et bonne humeur. Ils ont été ma bouffée d’oxygène pendant un mois. Ils m’ont remis les pieds sur terre de nombreuses fois, car nous, Européens, sommes chanceux. Nous allons à l’école, nous avons une famille qui subvient à nos besoins comme il le faut. Ce n’était pas le cas de certains enfants, dont l’hygiène était parfois très limite. Certains sont également probablement battus.

J’ai été particulièrement choquée un matin : Mon petit protégé de 4 ans est arrivé à l’école et nous a dit qu’on lui avait fait boire de la bière la veille. J’étais choquée, mais ici, on n’appelle pas les services sociaux pour ce genre de chose. Ici, ce genre de chose est presque NORMAL.

La morale :
On ne peut malheureusement pas sauver toute la misère du monde

On aimerait emmener ces enfants avec nous, sous un toit, où on les traitera comme des enfants. Pourtant, ce n’est pas possible.

C’est ce que j’ai appris durant mes voyages en Amérique du Sud : On ne peut pas sauver toute la misère du monde. On peut faire de petites choses. Être un rayon de soleil pour certains, pendant une journée, ou deux, ou un mois. Leur laisser des traces positives de notre passage. Mais on ne pourra pas résoudre leurs problèmes financiers, alimentaires ou d’hygiène. C’est difficile à accepter mais c’est ce qu’on appelle la vie.

J’espère qu’en lisant ces quelques lignes,

vous êtes soudainement heureux.

Bisous,

Good-morning-Lola

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